Luzern
Zunfthaus zu Pfistern, Kornmarkt 4, Luzern.
Voir aussi : Zunfthausrestaurant Pfistern - Geschichte
Zunfthaus zu Pfistern, Kornmarkt 4, Luzern.
Voir aussi : Zunfthausrestaurant Pfistern - Geschichte
Généalogiste ch. désespérément mariage entre Pierre REFET (REFAIT et tout ce qui peut exister comme variante phonétique) et Marie DEFIN (DEFEINS, DEFAINS, etc.), avant mars 1829 (enfant né à Neung-sur-Beuvron, point rose). Elle née vers 1810, décédée en 1857 à Millançay (point jaune). Lui né à Vouzon (point vert) en 1799, décédé en 1874 à Millançay (point jaune).
C’est pas que ça m’ennuie, mais les tables décennales commencent à me donner des points rouges…

MAJ 23/07/2013 : il suffit de pleurnicher un peu sur les réseaux… pour que la réponse jaillisse en quelques minutes ! J’étais passée dessus : le mariage a eu lieu en 1828 à Chaumont-sur-Tharonne (Archives du Loir-et-Cher, en ligne). Mille mercis Benoît !
Dynamiter... plus encore que dynamiser, parce que vous risquez d'avoir quelques articles à refaire !
Plus de 3 ans que je cherche (par intermittence, d'accord) à faire une frise chronologique lisible à partir de données généalogiques, et que cela soit gérable (générable, aussi). Il suffisait de chercher avec les bons mots clés, pour tomber sur la perle du moment sur le web : Timeline JS, cette frise qui fleurit sur bon nombre de sites Internet (récemment par exemple sur celui des Archives de Rennes).
Ca me titillait d'autant plus que la ligne de vie est en plein boum sur la toile généalogique. Citons notamment l'article de La Gazette des Ancêtres "Organisez vos données en créant une ligne de vie" et les piqûres de rappel régulières, comme celle par exemple de Chroniques d'Antan "La ligne de vie, outil de réorganisation".
Les 8, 16, 32, 64, 128… du jeu 2048 me faisaient trop penser aux numéros sosas.
Alors voici une version Généalogie. Au risque grand-papa Germain en train de faire son tonneau énerve son monde… Indice : lorsque les têtes féminines apparaissent, c’est que les scores montent.
La saga Lépine a commencé dès le premier jour (l’Arbre d’Annie), avec une légende familiale :
un ancêtre s’appelait Lépine, il a épousé une Gallery de la Rosière, qui dans sa dot amenait un paquet de sous. Lépine a armé deux navires, malheureusement… les deux ont coulé corps et âmes.
Depuis près de 10 ans, je les ai retrouvé ces Lépine, et j’ai vérifié les fondements de la légende… pas si légendaire que ça !
Les Lépine, ils commencent (ou finissent, c’est selon) avec Marie Josèphe Françoise LÉPINE (1859, Arzon-1939, Lorient). Mon grand-père ne se souvient que très vaguement de son arrière-grand-mère (il a une excuse, à l’époque il était plus souvent sur les rives de la Méditerranée que sur celles du golfe du Morbihan). Famille assez pieuse semble-t-il, pas trop malaisée (pas des ouvriers quoi)… il n’empêche, elle épouse un marin, Ollicime LE LIVEC le 5 novembre 1877 à Arzon, sans doute un peu pressée par la petite Marie Josèphe qui pointait le bout de son nez 6 mois plus tard. Parmi ses enfants, un certain O… (patientez 3 jours).

Remontons un peu : ses parents, Paul LÉPINE et Désirée Joséphine RENAUD se sont mariés le 15 novembre 1854, toujours à Arzon. Ils habitent tout au bout de la presqu’île de Rhuys, Port-Navalo. Face à la mer. Paul LÉPINE (1825, Mesquer-1892, Arzon) est capitaine, titulaire de l’examen de maître au cabotage à Rochefort en 1852, après avoir été refusé à Nantes l’année précédente, malgré des cours d’hydrographie au Croisic. Il navigue depuis ses 12 ans. Il a fait construire la bisquine Marie-Joséphine (toujours… en hommage à sa femme et sa fille aînée sans doute). Mais elle n’a pas coulé ! Pour coller à la légende… sa belle-mère est Jacquette GALLERY qui a perdu son “de la ROSAIRE”. Une légende familiale qui se trompe d’une génération, 150 ans plus tard, c’est plutôt honnête !

Passons au père… Jean Marie LÉPINE (1786, Guérande-1838, Mesquer). Lieutenant des douanes sous l’Empire, avant de devenir… marin (au moins à partir de 1813), capitaine de chasse marée au cabotage, ou matelot, c’est selon les périodes. A partir de 1826, il navigue sur le chasse marée La Marie-Louise… qui fait naufrage sur la côte de Pauillac le 30 mars 1827 !
N’ayez crainte, l’équipage est sain et sauf et il est de retour au Croisic le 1er mai de la même année. Un naufrage tiens… comme dans la légende familiale !
Son épouse, Marie Josèphe GUYODO (1791, Mesquer-1883, Mesquer), tient le débit de boisson et cabaret de Kercabellec (Mesquer, Loire-Atlantique). A noter que Jean Marie LEPINE est un peu un rescapé : sur les 12 enfants de la fratrie, il fait partie des 2 seuls (voire 3, mais à confirmer) survivants. L’air de la période révolutionnaire devait être vicié à Guérande !

Tel fils, tel père… Joseph de LESPINE (1746, Assérac-1802, Guérande) est employé des fermes du roi (dans la brigade ambulante), puis douanier (changement d’époque). Il épouse Geneviève GEORGE à Paimboeuf en 1771.

Son père François Dominique de LESPINE (1703, Guérande-1748, Assérac) est également gabelou, “sous-brigadier employé aux fermes du roy”. Il épouse sur le tard Jeanne Claudine GORRE en 1745 à Assérac, fait un petit Joseph (le précédent), et meurt.

On arrive enfin à François de LESPINE (vers 1656-1717, Guérande), celui dont je ne sais rien, et dont je sais tant de chose… Il signe (au moins une fois) de L’Espine de Villoiseau. Il est aussi employé des fermes du roi, comme receveur des boucheries, du tabac, des vins, boissons et spiritueux (alternativement, pas en même temps !). Il a failli être estourbi par un boucher furieux d’être mis à l’amende. Il était bourgeois de Paris, ce qui signifie qu’il y a au moins demeuré un an. Il s’est marié avec Marie DESFONTAINES, mais où ? Il a eu au moins 8 enfants… Son inventaire après décès s’élève à plus de 1000 livres… mais les actes notariés de l’étude ne sont conservés qu’à partir de 1719 (snif).
Mais je ne sais toujours pas où il est né.

Lectures complémentaires : articles avec le tag Lépine.
Sources des images : les signatures sont toutes issues de l’état civil et des registres paroissiaux des Archives départementales de Loire-Atlantique (pas de cote sur les lots en ligne) ; la dernière est une photo prise en C 173 : un procès-verbal de grand-papa de Lespine que j’ai eu en main en salle de lecture !